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NEUROSCIENCES

Dans les années 1990 des études ont été réalisées pour savoir ce qui se passe dans le cerveau, pendant les processus cognitifs. Tout processus cognitif fait intervenir les deux hémisphères cérébraux (voir la partie concernant le cerveau). Chacun met en œuvre un mode de traitement spécifique. Sans cette complémentarité des déséquilibres apparaissent : troubles de l’humeur, de l’apprentissage, mauvaise gestion de nos émotions (colère, peur, tristesse, etc.)

Pour le Pr Hugues Duffau, neurochirurgien en chirurgie éveillée, médaille Herbert Olivecrona (équivalent du prix Nobel en neurochirurgie) : « Le cerveau ne se découpe pas en zones géographiques qui commanderait chacune une fonction. Le fonctionnement du cerveau repose sur des réseaux parallèles capables de se compenser les uns les autres en cas de problème. On e parle donc plus de « zones », mais de « faisceaux ».

Plus simplement, il apparaît évident que tout phénomène d’apprentissage, d’intégration et de traitement d’informations nécessite le fonctionnement simultané et harmonieux, des deux hémisphères du cerveau.

Si les deux hémisphères fonctionnent mal ensemble, trois phénomènes oculaires visibles vont apparaître :

- Une restriction du champ musculaire des yeux épaule et buste doivent aider le mouvement
- Un mouvement grippé, saccadé des yeux lors de leur course
- Un mouvement d’yeux avec des « sauts » l’œil s’arrête dans sa course puis saute un passage, avant de finir sa course normalement.

l’EMDR

C’est par hasard, lors d’une promenade en mai 1987, que la psychologue américaine Francine Shapiro, membre du Mental Research Institute de Palo Alto, découvrit que ses « petites pensées négatives obsédantes » disparaissaient quand elle faisait aller et venir rapidement ses yeux de gauche à droite. Il ne lui en fallut pas davantage pour proposer l’exercice à ses collègues, l’expérimenter auprès de ses patients et créer l’EMDR (1989), avec des résultats éclatants, notamment pour les états de stress post-traumatique (ESPT) subis par les victimes de conflits, d’attentats, de violences sexuelles ou de catastrophes naturelles.

Cette technique a été importée en France par David Servan-Schreiber, qui expliquait : « Si un événement douloureux a été mal “digéré” parce que trop violent, explique le psychiatre David Servan-Schreiber, les images, les sons et les sensations liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme. Le mouvement oculaire débloque l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète le travail. » Elle est reconnue par l'INSERM depuis 2004.

La méthode ne s’applique pas seulement aux grands traumatismes, mais aussi aux plus petits chocs émotionnels, comme les expériences pénibles laissant un souvenir trop empreint de souffrance. Elle permet de dissocier une émotion d’un souvenir.

Souvenir et émotion négative contre croyance positive. Le secret serait-il dans la tension entre ces représentations contradictoires, dans leur évaluation plusieurs fois par séance, ou réside-t-il dans les mystérieux balayages des yeux ?

Il y a une forme d’hypnose là-dedans, mais le souvenir traumatique ne s’évanouit pas, aucun claquement de doigts ne vient effacer une portion de temps. La réponse réside dans une conception nouvelle du traumatisme, qui fait appel à la neurologie. « Chaque événement douloureux laisse une marque dans le cerveau, précise le psychiatre David Servan-Schreiber. Celui-ci effectue alors un travail de “digestion” permettant aux émotions qui accompagnent le souvenir de se désactiver. A moins que le traumatisme ait été trop fort ou ait frappé à une période où nous étions vulnérables. Dans ce cas, les images, les pensées, les sons et les émotions liés à l’événement sont stockés dans le cerveau, prêts à se réactiver au moindre rappel du traumatisme.
Dans l’EMDR, le mouvement oculaire “débloque” l’information traumatique et réactive le système naturel de guérison du cerveau pour qu’il complète son travail. »

Tout repose sur la mémoire, sur l’encodage du souvenir et des émotions qui l’accompagnent. Ce qui soignerait, dans l’EMDR, c’est de « reformater » cet encodage. Replongé dans son passé afin d’être au plus près des perceptions sensorielles éprouvées au moment de l’événement, le patient est conduit, grâce à une stimulation sensorielle, à concentrer son activité cérébrale sur le présent. De cette polarisation naîtrait la possibilité de retraiter le traumatisme par dissociation de l’émotion et du souvenir. D’où le fait que celui-ci ne disparaisse pas. Il se délivre de sa charge émotionnelle, comme après un deuil.

La PNL

Est un ensemble de techniques de communication et de transformation de soi, qui s’intéresse à nos réactions plutôt qu’aux origines de nos comportements. Elle privilégie le « comment » au « pourquoi » et permet de travailler sur la perception que nous avons de nous-mêmes et des autres. Elle induit que le cerveau ne fait pas de différence entre un souvenir (expérience réellement vécue) et une projection imaginaire.

C’est comme une boîte à outils, dont la clé réside dans le langage et l’utilisation que chacun de nous fait de ses cinq sens et de son corps. Elle utilise donc trois façons différentes de voir le monde qui déterminent trois manières de communiquer, car lorsqu’une personne parle ou écrit, les mots qu’elle utilise indiquent, par leur fréquence, si sa dominante est visuelle, auditive ou bien kinesthésique.

Visuel
Voir, regarder, montrer, perspective, image, clair, clarifier, lumineux, sombre, brillant, coloré, visualiser, éclairer, vague, flou, net, brumeux, une scène, horizon, flash, photographique.

Auditif
Entendre, parler, dire, écouter, questionner, dialoguer, accord, désaccord, sonner, bruit, rythme, mélodieux, musical, tonalité, harmonieux, discordant, symphonie, cacophonie, crier, hurler

Kinesthésique
Sentir, toucher, en contact avec, connecté, relaxé, concret, pression, sensible, insensible, sensitif, tendre, solide, ferme, coincé, mou, blessé, lié, chaleureux, froid, tension, dur, excité, chargé, déchargé

On apprend aussi qu’il existe donc ces trois canaux de communication avec des orientations oculaires différentes :

le Visuel : tout passe par l’image. Le regard se porte souvent vers le haut. On exprime les images utilisées par notre cerveau.

l’Auditif : tout se passe la le langage et les mots. Le regard est essentiellement porté en balayage horizontal.

le Kinesthésique : ce sont les personnes qui sont tournées vers les émotions et le ressenti corporel. Le regard est surtout orienté vers le bas. Dans le langage le débit de parole est lent, car il est difficile d’exprimer des sentiments et des ressentis avec des mots.

LA METHODE TIPI

Nous sommes tous dotés d’une fonction autonome de régulation émotionnelle, mais parfois cette régulation ne se fait pas : le mécanisme est bloqué.

Ces blocages concernent en fait toutes nos difficultés émotionnelles récurrentes, celles qui s’invitent dans notre quotidien à la moindre occasion : nos peurs, nos angoisses, nos phobies, nos anxiétés, nos stress, nos agacements, nos violences, nos inhibitions…

Lorsqu’une situation à l’origine d’une réaction émotionnelle désagréable est revécue, cette dernière est désamorcée, mais encore faut-il que ce « revécu » ne soit pas une projection intellectuelle mais bien une réalité sensorielle. Autrement dit, c’est au travers de notre ressenti physique et corporel et non avec notre intellect, qu’il faut rechercher l’origine d’une manifestation émotionnelle indésirable.

L'HYPNOSE

Le processus de l’hypnose est naturel. Il mêle réflexion, pensées et sensations pour nous situer dans notre espace et dans notre existence. L’intervention d’un thérapeute devient nécessaire lorsque ce processus s’enraye et qu’il n’y a plus de libre circulation d’une phase à l’autre. Le système s’est rigidifié, on parle ici d’hypnose thérapeutique.



L’hypnose est un état mental naturel et spontané, que l’on peut appeler « transe quotidienne commune,  selon  Milton Erickson, psychiatre et psychologue américain, instigateur d’une nouvelle technique d’hypnose clinique et thérapeutique, dont son approche innovante en psychothérapie, car elle repose sur la conviction que toute personne possède en elle les ressources pour répondre de manière appropriée aux situations qu'elle rencontre, sauf cas étant sujets à des maladies mentales bien spécifiques. Il s’agit par conséquent d’utiliser ses possibilités et compétences d’adaptation personnelles.


  L’hypnose naturelle se manifeste au moment où l'attention consciente "décroche" et fait perde la notion de temps (phase d’endormissement et de sommeil).. Mais aussi, a différents moment de la journée, alternant des périodes de vigilance, et des phases " d'absence", processus indispensable à l'équilibre psychique et organique, lié aux rythmes biologiques.


La perception de la réalité extérieure et de nos sensations internes se modifie selon l'état de conscience dans lequel nous nous trouvons. Elle varie naturellement, pendant toute la journée, en passant  par des moments d'intense concentration, de rêverie, d'absence momentanée, somnolence ou d'absorption totale dans une tâche.
L'état de conscience ordinaire connait alors une modification plus ou moins profonde, qui affecte la manière dont nous appréhendons l'espace, le temps et notre propre identité. Cet état se manifeste aussi dans les instants de confusion, de peur, de fascination, d'ennui ou de surprise.


Cet état modifié de conscience peut être obtenu délibérément. Il est caractérisé par des phénomènes perceptifs et sensoriels particuliers, avec une augmentation de la suggestibilité.



La pratique de l’hypnose révèle l’existence de deux formes d’attention et s’appui sur elles : une attention focalisée et une attention large

Lorsque nous sommes attentifs à un objectif, à une action, nous devons restreindre notre attention pour ne pas être distrait. Cette forme d’attention est nécessairement réduite. Elle permet la réflexion, le raisonnement ou l’accomplissement d’une tâche manuelle. On parle ici de « conscience d’entendement », « veille restreinte », « perception ordinaire » ou bien encore pour les neurosciences, « attention sélective ».

L’autre état se définie par une attention large, par conséquent, non focalisée, qui ne saisit rien, ou tout à la fois. Elle est du registre de la sensation.
La pensée est mise en veille. La personne n’est pas dans l’exécution, elle laisse ressentir en elle ce qui l’environne, sans aucune analyse mentale.

On la nomme ici : « veille paradoxale » ou encore « veille généralisée », perception première. Cette attention est à rapprocher de la « pré-attention » des neurosciences, qui reçoit et traite une foule d’informations vitales d’une manière réflexe.

La veille restreinte comprend des activités ciblées qui nécessitent une réflexion et une recherche intellectuelle, tandis que la veille généralisée, se définit par une ouverture sur l’extérieur, vers le contexte lui-même.

L’action de l’hypnose c’est de faire apparaitre le contexte dans lequel la personne est plongée, puis laisser le corps réagir et s’y adapter au mieux. Pour cela il faut que la personne redevienne sensible à ce qui l’environne. Tout au long de la journée, nous sommes pris dans une véritable danse, faite d’allers et retours de la perception restreinte à la perception élargie ou en raccourci de la pensée au sensoriel.

Le déséquilibre apparait lorsqu’une personne ne parvient plus à circuler librement. Soit elle séjourne trop longtemps dans la pensée et ne peut agir, ni ressentir ce qui est vital pour elle, soit elle s’installe dans le sensoriel et se prive des bienfaits de l’activité mentale et ne peut plus raisonner.
On trouve ainsi deux type de comportements : le premier qui se situe dans le contrôle, le second dans la perception tourner vers les sensations ce qui peut entrainer une indétermination.

Il faut rappeler que ces deux états aux antipodes l’un de l’autre, sont nécessaires pour trouver l’équilibre. L’une n’est pas supérieure ou préférable à l’autre, ils sont imbriqués et alternent selon les situations, activités, les nécessités vitales (besoins) et les personnalités de chacun. Pour quitter la veille restreinte et trouver la veille généralisée, il faut traverse un troisième état : celui de la confusion.

Le passage de la pensée réflexive à la sensorielle se fait automatiquement. Ce mouvement naturel ouvre par exemple, tous les soirs vers le sommeil. L’attention sélective et exécutive est délaissée par des réflexes primaires physiologiques vitaux, mais aussi d’apprentissage. La pensée se brouille, le corps s’installe dans l’inaction, l’endormissement se déclenche.

Les procédures, les exercices de focalisation, ont pour but de brouiller les sens et la raison pour laisser place à la sensation pure. Ce brouillage-confusion est le troisième état. Pour les personnes qui ne parviennent pas à lâcher ce fameux contrôle, l’hypnose thérapeutique amène à « lâcher-prise ».