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Principes Fondamentaux

Friedrich Wilhelm NIETZSCHE disait, que longtemps la pensée consciente a été considérée comme la pensée par excellence, or aujourd'hui et suivant les nombreuses études de faites, nous sommes certains que la plus grande partie de notre activité intellectuelle s’effectue d’une façon inconsciente.

On ne peut parler d’hypnose sans évoquer l’inconscient et les nombreuses notions associées, qui constituent les bases fondamentales de cette dernière. Pour tenter de comprendre cette méthode, il est en effet important de connaitre les mécanismes de l’esprit humain, ainsi que le langage propre de l’hypnose.

Pour ceux et celles qui ont déja eu l'occasion de visiter mon site, ils auront une longueur d'avance quant à la compréhension du fonctionnement de notre cerveau; pour les autres, je reprends ici ce qui élémentaire de savoir pour mieux comprendre l'hypnose.

Les Hémisphères cérébraux

La découverte scientifique du rôle spécifique de chaque hémisphère cérébral est primordiale. Les nombreux travaux ayant été réalisés sur les deux hémisphères du cerveau, nous ont appris qu’il existe une répartition « spatiale » des fonctions des deux hémisphères, qui traitent l’information de manières différentes. De cette manière, la majorité des informations sont « croisées » entre le cerveau et le corps, chaque hémisphère commandant le côté opposé (controlatéral) du corps. Par ex. l’atteinte de l’hémisphère gauche lors d’un AVC (accident vasculaire cérébral), entrainera un trouble de la parole associé à une hémiplégie (paralysie) du côté droit du corps. En revanche, la répartition de la fonction psychique semble moins formelle, mais la « coopération » entre les deux hémisphères est constante.

l’hémisphère ou cerveau gauche régit essentiellement l’éveil. Il est responsable de la parole,, de notre côté rationnel, logique et analytique. Son mode d’action est considéré comme plutôt focalisé : il est le siège de notre activité consciente

l’hémisphère ou cerveau droit est plus particulièrement responsable de notre expression non verbale, c’est le siège de notre intuition et de notre créativité. Il serait également le siège de nos émotions et il se manifeste pendant le rêve, la rêverie (en état éveillé), l’activité artistique. Son mode d’action est plutôt global. On le considère donc comme le siège de notre activité inconsciente.

Hélas tout n’est pas si simple ! mais on dira plus souvent que les artistes seraient des « cerveaux droits », contrairement aux gens plus cartésien que l’on traitera de « cerveaux gauches » !

En tous les cas, ce que personnellement je peux vous dire, c’est que l’idéal pour un bon équilibre psychique, c’est que les deux hémisphères fonctionnement à 50/50 au mieux !

Mais on par parle aussi des Trois Cerveaux notion introduite par Paul Mac LEAN en 1969 et dont je parle en première partie dans la partie « Mieux comprendre »

Cette notion définit trois cerveaux distincts, qui seraient apparus successivement au cours de l’évolution de notre espèce. Elle repose sur le fait que l’évolution du cerveau humain s’est faite en plusieurs étapes, avec comme des sortes de « strates » comparables aux écorces successives d’un arbre et correspondant à l’apparition sur terre des différentes formes d’animaux.

• le cerveau « reptilien » : apparu le premier dans l’évolution de l’espèce, il y a 400 à 600 millions d’années, c’est la structure la plus profonde de notre cerveau, appelé ainsi, car il correspond à celui dont disposent encore amphibiens, poissons et reptiles. Il est dit « primitif » car il est responsable de notre instinct de survie et de conservation de l’espèce, ainsi que de nos besoins vitaux. C’est également à cet endroit où se gèrent les fonctions physiologiques de base (respiration, battement de cœur, tension, température…),il nous protège en maintenant la stabilité de ce qui est sécurisant pour lui.


C’est ici que siègerait le premier niveau de l’inconscient Pas d’intellect, ses comportements sont stéréotypés, préprogrammés ! En cas de stress, il connait deux solutions : l’affrontement/l’attaque ou bien la fuite !

Ce cerveau possède la capacité d’apprendre par conditionnement. Il n’a aucune notion du temps : pour lui, tout est « présent ». Ainsi toutes les expériences vécues lors de notre enfance restent stockées là, considérées comme actuelles, présentes. Les comportements induits par ce cerveau ne peuvent normalement, ni évoluer, ni s’adapter à une situation et sont à l’origine de la plupart des conflits intérieurs

• le Limbique, cette deuxième « strate » est apparue il y a 200/300 millions d’années, comme le précédent, il ferait également partie de notre inconscient, mais il serait le deuxième niveau de notre inconscient. Il a la capacité de mémoriser des choses agréables et désagréables, à l’origine de nos émotions et jugement de valeur. Il déclenche des réactions d’alarme et du stress et, filtre ce que nous pensons possible ou non dans la vie. C’est également dans cet endroit que se trouve l’hypothalamus considéré comme le principal centre de coordination du système limbique, de connexion avec l’hypophyse et le SNA (Système Nerveux Autonome) permettent d’induire des fonctions vitales en fonction de notre état et de générer des sensations et des sentiments comme la colère, la peur ou la faim. La moindre lésion de cette région du cerveau peut avoir des effets désastreux sur notre comportement et notre survie. Il est le siège de nos croyances, de nos « idées sur la vie » ainsi que celui de nos émotions.

Les apprentissages peuvent donc être difficiles pour lui, il préfère les données simples. Créatif, il peut générer de la nouveauté en synthétisant de l’ancien (souvenirs), selon les moments ou les expériences de la vie, il peut s’allier avec le cerveau reptilien ou avec le troisième cerveau.

• le Néocortex ou Cortex préfrontal, qui lui est le résultat de la troisième phase de l’évolution, cette structure est plus récente et située en périphérie du cerveau. Il n’aurait approximativement qu’entre 3 et 4 millions d’années, date d’apparition des Australopithèques africains bipèdes (la position debout implique un développement accru du cerveau). Cette dernière phase est celle qui prend le plus de place en nous et que nous considérons comme notre « moi », car il s’agirait de notre seule partie consciente, correspondante véritablement au cerveau humain. Ou du moins par rapport aux impressionnantes études qui ont étaient faites à ce jour. C’est là où se situe notre intellect, le siège du raisonnement logique, celui du langage, de l’écriture, de l’anticipation des actes.

Ce troisième cerveau ou partie de notre cerveau, peut donc analyser, faire des comparaisons et même avoir des pensées abstraites avec des capacités d’abstraction, mais à la fois en manipulant concepts et raisonnements. Il crée aussi l’impression de distance ainsi que la sensation de « temps » : passé, présent, futur.

Le néocortex apprend et évolue sans cesse

Leur fonctionnement à tous les trois ? Le cerveau reptilien passe son temps à refaire tous les jours la même chose à condition qu’elle soit sans risque pour la vie. C’est très sécurisant pour lui, tout changement est vécu par lui comme un véritable traumatisme

Lorsque les objectifs du cerveau reptilien et limbique sont identiques, tout va bien ! C’est pour cette raison qu’il est important d’avoir un travail stable, de vivre dans la même maison, de manger tous les jours à la même heure et d’avoir un certain confort financier…

Lorsqu’une personne décide de changer elle le fait avec son néocortex. L’alliance se fait entre le néocortex et le cerveau limbique, créant ainsi un conflit avec le cerveau reptilien. Celui-ci se rebelle et tente de faire peur au cerveau limbique afin de regagner son soutien, créant un dialogue intérieur répétitif que nous connais tous : tu ne pourras, pas.. tu n’y arriveras pas, etc. (voir aussi le chapitre où je parles des pensées automatiques en TCC)

Ces mêmes phrases prononcées par le passé par nos parents, ou éducateurs, qui ont été stockées dans le cerveau reptilien, et qui prend en quelque sorte la place de nos parents et s’en sert aujourd’hui pour se défendre. Cela provoque notre malaise…

C’est pourquoi il est important pour améliorer la situation et accéder sans mal-être à chaque changement désiré, d’établir une bonne communication entre notre conscient (néocortex) et notre inconscient (reptilien et limbique)

L’inconscient

Ce terme revient souvent dans le cadre de l’hypnose, mais nous ne pouvons affirmer à l’heure actuelle de façon scientifique qu’il existe une « essence » une « existence » appelée ainsi, ni l’endroit où elle se situerait exactement dans le corps ou le cerveau. Nous savon en revanche qu’un très grand nombre de choses sont inconscientes et se produisent avant que nous ne prenions conscience d’elles ou sans que nous le remarquions du tout.

C’est la somme de ces éléments que nous appelons, par abus de langage, « inconscient », un peu comme s’il s’agissait bel et bien d’une existence à part entière.

Nous allons aborder maintenant les caractéristiques et les données les plus communément admises dans les enseignements par la plupart des écoles françaises de l’hypnose, vont être les suivantes : Tout ce qui n’est pas conscient :

Contrairement au conscient, représentant tout ce dont nous pouvons nous rendre compte et nous souvenir, l’inconscient est, la somme de tout ce qui n’est pas conscient. C’est un peu la face immergé de l’iceberg. Il est également le siège de choses acquises au cours de notre enfance par exemple, et qui sont devenues au fil du temps « automatiques ». Nous avons appris à marcher, à lire, à écrire et à parler.. Tout cela était à l’époque de notre conscient, bien sûr, mais depuis, nous marchons, lisons, écrivons et parlons sans y penser…

L’Hypercréativité :

L’inconscient n’aime pas le vire et peut donc « fabriquer » n’importe quo, de nouvelles ressources, ou capacités, par exemple. Ceci est très intéressant pour atteindre un objectif ou améliorer un souci de sante, mais il peut aussi générer le syndrome de fausse mémoire**, il convient donc d’être particulièrement vigilant avec les créations de l’inconscient !

** le syndrome de fausse mémoire : (il n’y a aucune preuve que l’hypnose permette de retrouver de façon certaine de « vrais »souvenirs. Même si les personnes sous hypnose perçoivent des images produites dans cet état, comme exactes parce qu’elles contiennent de nombreux détails et peuvent être parfois associés à une très forte émotion, cela ne prouve pas pou autant leur vérité « historique ». François Roustang disait : « la réalité du souvenir est invérifiable. Il faut savoir que tout souvenir est recomposé, et plus longtemps il a été oublié et enfoui, plus il a des chances d’être méconnaissable ».
Dans la communication quotidienne, nous utilisons tous la suggestion (idée, nouvelle possibilité proposée en état de veille ou d’hypnose (Elle vise à influencer une personne et ainsi à modifier son comportement), pour faire connaissance, plaire aux autres, etc. de la même façon une personne sous hypnose pourrait faire de faux aveux à un thérapeute ou à un policier en fonctions d’éléments suggérés par ce dernier lors de l’interrogation. La personne qui pose la question à donc une grand responsabilité, surtout si aucune confirmation extérieure n’est possible, car ses propres convictions peuvent entrainer une mauvaise réponse. Un praticien expérimenté évitera ce genre de problème.


Littéral et enfantin :

L’inconscient est tel un enfant de 6 ans qui adore jouer et se faire plaisir, il prend les choses au pied de la lettre, c’est pour cela qu’il aime les histoires et métaphores. A priori notre inconscient n’entendrait pas les négations.

Quelles sont les fonctions de notre inconscient ?

Un vaste traitement de l’information. Contrairement au conscient, qui ne va traiter qu’un tout petit nombre d’informations à la fois (elles ne seraient que de 5 à 7), l’inconscient lui, est beaucoup plus rapide et effectue des tâches bien plus nombreuses et variées.

L’inconscient gère et mémorise toutes les choses apprises que nous avons apprises dans notre vie (savoir-faire, expériences et aptitudes), il gère pratiquement toute notre mémoire. C’est pourquoi, grâce à un accès à l’inconscient par l’hypnose, nous pouvons retrouver en nous certaines ressources parfois mise de côté, ou bien oubliées, mais nous pouvons aussi en synthétiser de nouvelles. Respiration, température du corps, battements cardiaques et certains rythmes hormonaux son des exemples de fonctionnements vitaux et continus pour notre corps. Marcher, s’assoir, mettre une fourchette dans notre bouche pour manger, etc. sont également des fonctionnements qui nous permettent de vivre au quotidien. Ces automatismes se produisent tous les jours ans que nous ayons à y penser, ils sont « inconscients »..

Notre inconscient nous protège, il est siège de notre instinct de survie. Pour notre confort, il peut nous faire oublier des traumatismes, des informations inutiles. C’est cette partie de nous qui veille à ce qui se passe et nous empêche, même sous hypnose, de faire quelque chose qui irait contre nos valeurs et notre dignité. C’est ce que nous appelons « notre observateur caché ».

Visualisation et illusions cognitives

La visualisation est la capacité à imaginer, à produire des images mentales représentant un objet, un lieu, une situation.. Selon l’intensité des représentations, peuvent se déclencher des manifestations physiologiques et émotionnelles aussi importantes que le ferait la réalité…

Pablo Picasso disait : « Tout ce qui peut être imaginé est réel ». il avait raison car le fait de visualiser une état positif peut aider cet état à devenir réel. Nous utilisons cette m^me capacité en hypnose pour agir sur des comportements ou des processus physiologiques afin de les changer ou de les améliorer.

Vous faites facilement la différence entre penser à quelque chose d’agréable et quelque chose de désagréable ? c’est bien de cela dont il s’agit, plus les images sont associées à des ressentis et à des émotions, plus cette méthode est efficace, autant donc que ce sot positif !

Une illusion survient quand les données sensorielles entre en conflit avec notre perception des choses. Le cerveau essaye alors de faire correspondre les différentes informations. Si nous entendons une voix en même temps que nous voyons bouger une bouche, nous présumons que la voix sort de la bouche. Comme toutes les règles de ce genre, il ‘’s’agit là de la supposition la plus logique, mais elle peut être erronée, nous laissant ainsi réceptifs à l’illusion de la ventriloquie. Mais lorsque nous savons que la voix vient du ventriloque et non de la marionnette, cela relève d’un état cognitif de haut niveau.

Les illusions peuvent être provoquées par des suppositions conscientes ou inconscientes. C’est pourquoi aussi, e hypnose nous amenons la personne à tous simplement laisser faire, laisser jouer son imaginaire.. et plus l’imaginaire sera joueur et plus la personne lâchera-prise sur un état, une situation, etc…

C’est ainsi que la « futurisation » en hypnose, est une technique couramment utilisée qui consiste à la visualisation de l’état futur, de l’objectif à atteindre.

Le Dr Carl Simonton, cancérologue américain, à rendu populaire la visualisation à but thérapeutique. Il observe notamment que les patients qui guérissent de certains cancers, sont des « battants » persuadés du fait qu’ils peuvent guérir et, se voient le faire.

Nous utilisons une telle façon de faire en demandant aux patients de visualiser leur maladie ou autre problème sous une forme particulière, et d’imaginer les éléments nécessaires à leur guérison. Par ex. des globules blancs en train de dévorer les cellules malades… Il va de soi que le travail hypnotique est complémentaire au traitement médical et ne s’y substitue en aucun cas !